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mercredi 8 juin 2011

Récit des 100km de Vendée à Chavagnes en Paillers.

Chavagnes étant situé à plus de 800km de Lansargues, nous décidâmes de quitter le sud dès le mercredi  soir. Nous passerons la nuit chez Jean François PONTIER à Clermont Ferrand, qui une nouvelle fois aura le mérite de « sacrifier » son long week-end pour nous accompagner.

Jeudi après-midi, nous arrivons donc à Montaigu, jolie petite bourgade historique à une quinzaine de kilomètres de Chavagnes et sommes logés à l’hôtel des voyageurs. Une fois les valises et caisses de ravitaillement déchargées, nous sommes partis faire un petit footing d’une grosse demi heure afin de dérouiller les jambes engourdies par les heures passées en voiture, accompagnés par Jean François sur le vélo. Petit dîner « light » au resto de l’hôtel avec un café gourmand en guise de dessert en ce qui me concerne…

Le vendredi matin, après un petit déjeuner copieux à l’hôtel, j’ai l’agréable surprise de lire dans l’édition locale de Ouest France un bel article consacré aux 100km dans lequel j’apprends qu’Anne Cécile est attendue en « GUEST STAR » et donc ultra-favorite, ce qui nous fait plutôt sourire car ses ambitions sont bien moindre ; elle est venue pour voir si elle était encore capable de courir longtemps en y prenant du plaisir.

Nous profitâmes donc de cette journée de repos d’avant course pour effectuer une visite de Montaigu. Plus tard dans l’après-midi, nous nous sommes rendus sur le site de départ des 100km à Chavagnes. L’infrastructure mise en place démontre immédiatement la qualité de l’organisation. Le retrait des dossards s’effectue de manière sereine et un membre de l’organisation Bernard (centbornard lui-même) nous propose de découvrir le circuit en voiture. Il est quinze heures environ et le thermomètre affiche près de 30°… Jean François, Anne Cécile et moi sommes à cet instant bien conscients des difficultés liées à la chaleur que nous risquons de rencontrer dès le lendemain. Nous faisons un arrêt de quelques minutes au niveau du ravitaillement impressionnant mis en place par l’équipe des « Kékés du Bocage » que nous croisons régulièrement sur les courses d’ultra. Ce 100km est le support d’une vraie fête pour tous ces passionnés !

Retour à l’hôtel après avoir remis les bouteilles que nous laisserons aux postes de ravitaillement 1 et 2 pour le premier tour car le suiveur vélo n’est autorisé qu’après 17,3km de course.

Soirée tranquille à l’hôtel, encore un café gourmand pour ma pomme, puis retour dans notre chambre où nous préparons nos boissons énergétiques pour le lendemain. Il sera tout de même délicat de trouver le sommeil ensuite, alors que le réveil doit sonner peu avant 3h du matin…

Vers 3h30 donc, après une douche et un petit déj express dans la chambre, nous prenons la voiture pour Chavagnes. Sur place, nous retrouverons de nombreux coureurs avec qui nous avons déjà partagé depuis quelques années de nombreuses courses. Jean François gare la voiture à un endroit stratégique afin de refaire « le plein » de ravitaillement dans son panier sur le vélo à chaque tour.

5h00 ; le départ est donné, les GPS et cardio sont instantanément mis en route. Devant, Mickael JEANNE, Pascal GIRY et Patrice BRUNETEAU prennent un départ canon et effectueront une moyenne horaire aux environs de 14km/h sur les trois premières heures. Il faudra après un mini tour,  effectuer six autres tours d’un circuit relativement plat d’un peu plus de 16,5km !

Pour ma part, comme convenu avec Jean François et en accord avec Anne Cécile, nous nous calons sur une vitesse de 11,9/12km/h. Il fait 17°, le ciel est encore sombre en cette fin de nuit et cette relative fraîcheur est plus qu’agréable en ce début d’épreuve. Premier ravitaillement vers le km 7 après un bref passage en forêt. Je récupère nos deux bouteilles de NUTRAPERF ; nous papotons avec les uns et les autres qui courons à peu prêt au même rythme. Il y aura notamment Eric avec qui nous irons presque jusqu’à mi-parcours. Rapidement, une féminine nous double alors que nous sommes à ce moment là sur des bases de 8h20. Je suis un peu surpris, mais avec l’expérience qui est la notre, je ne m’inquiète pas de ce fait et nous poursuivons notre premier tour toujours à une vitesse comprise entre 11,9 et 12km/h. Le deuxième poste de ravitaillement arrive (celui des Kékés) et là surprise, je récupère la bouteille d’Anne Cécile, la mienne a disparu…  Perte de temps pour tenter de la trouver sur la table, petit agacement de ma part, et finalement je prends un verre de Coca à la volée histoire de ne pas oublier de s’hydrater. Là je suis obligé de faire une bonne accélération afin de reprendre la centaine de mètres qui me sépare d’Anne Cécile.

Nous bouclons ainsi notre premier tour et retrouvons avec plaisir Jean François. Le marquage au sol et par panneaux est indiqué tous les 5km et un officiel (celui là même qui la veille nous aura permis de reconnaître le parcours) effectue le pointage des féminines. La troisième féminine se trouve juste derrière nous à ce moment de la course.

Le deuxième tour est à nos yeux celui pendant lequel il faut être le plus attentif sur son allure de course ; en effet, le rythme de croisière est trouvé, et il serait assez facile d’accélérer sans forcément sans rendre compte. Pour nous, pas de changement, la moyenne horaire reste fixée et calée à 11,9km/h, le cardio a toute son importance dans la gestion de l’allure. L’écart avec la première féminine augmente, il atteindra presque 5 minutes. Déjà 25 km de parcourus ; tout s’enchaine bien. Anne Cécile semble facile, Jean François est aux petits soins, et nous avons, en raison des fortes températures l’autorisation de nous ravitailler en dehors des zones. Pour ma part, je suis également assez à l’aise à ce moment là. Nous retrouvons également Eric LEGAT (membre équipe de France de 100km) sur son vélo cette fois qui dispose d’un avertisseur sonore peu commun ; il mettra bien l’ambiance sur le circuit pendant toutes ces heures.
Nous passerons le marathon au cours du troisième tour en 3h32ou 3h34 me semble-t-il. Les hommes de tête y seront passés en 2h59. La chaleur commence à être bien présente sur le circuit et les zones ombragées se font de plus en plus rares. L’écart avec la première féminine commence à diminuer, mais nous savons bien que la course n’a pas encore démarré et qu’il est encore bien trop tôt pour « tirer des plans ». Le passage au 50ème km se fera peu avant 4h12 de course. La moyenne horaire ne faiblit pas et je commence à penser que j’aurai du mal à tenir ce rythme jusqu’au bout.

Nous entamons donc le quatrième tour et reviendrons sur la première féminine peu avant le km 55. Anne Cécile semble toujours aussi tranquille et je suis heureux au fond de moi de la voir courir avec une telle facilité après ces quelques mois d’incertitudes. La chaleur aidant, nous voyons de plus en plus de coureurs à la dérive et j’imagine aisément les difficultés à venir. Je décide de ne plus être décroché ne serait-ce que de quelques mètres par Anne Cécile car je ne pourrais alors plus revenir dessus, au risque de « me flinguer » pour la fin de la course.

Avant dernier tour , Fabrice PUAUD (13è aux Championnats de France de 24h à Séné avec 203,78km et vainqueur quatre semaines plus tard des 24h des Yvelines avec 217,2km) nous propose de se joindre à notre trio car le coureur qu’il accompagnait à vélo venait d’abandonner. C’est un garçon très sympa que j’ai rencontré à Aulnat en 2010 et sa régularité m’avait impressionné. Nous voilà donc dans cet avant dernier tour qui reste le plus délicat à aborder ; en effet, déjà 67km ont été parcourus, et c’est là que la course commence vraiment sur 100km. Pour moi, la fatigue musculaire et mentale commence à s’installer, le soleil tape… Bref, je m’accroche car je reste persuadé qu’une fois lâché par Anne Cécile, je ne pourrai plus revenir. Elle est toujours aussi sereine et facile ; le chronométreur officiel nous annonce qu’il ne peut plus faire les écarts avec les poursuivantes car ils sont devenus trop importants à présent. Même s’il reste encore un quart du parcours à effectuer, je n’imagine plus Anne Cécile laisser échapper la victoire.

Elle est toujours sur son rythme de 11,9km/h ; cela fait 80 km que cela dure. Faute de préparation ou par manque de récupération depuis Séné (au choix), je la laisse donc filer avec Jean François au 80ème . J’ai fait ce que j’ai pu, et à vrai dire, je ne pensais pas tenir jusque là. Mes bouteilles de ravitaillement passent du panier de Jean François à celui de Fabrice. Je m’octroie une première petite pause de marche… « Avance fainéant ! » pensai-je au fond de moi. Il est tellement facile de marcher quand tu es cuit !

Nous entamerons donc ce dernier tour avec Fabrice à mes côtés en quatorzième position au scratch. Merci pour ta présence et ton aide Fabrice sur ce dernier tour, car sans toi, nul doute que j’aurai marché davantage ! Je retrouve avec plaisir Stéphane MATHIEU qui bouclera son 188ème 100 bornes et nous partageons quelques hectomètres ensemble.  Je décide malgré tout de limiter la casse au maximum et parviendrai après quelques nouvelles courtes périodes de marche d’atteindre les 90km. Là, dans ma tête, je me mets en mode automatique et parviendrai ainsi à retrouver le rythme des premières heures car je sais que l’arrivée et proche.

Je pense à Anne Cécile et à Jean François qui doivent savourer les derniers kilomètres et la victoire à venir. Une accélération sur les deux derniers kilomètres parcourus en 4’15 au kilo et Fabrice qui me booste pour finir en moins de 8h35 me permettront de franchir l’arrivée en 8h34’28 (11ème position au scratch) derrière Anne Cécile qui a bouclé en 8h25’49 à la moyenne de 11,86km/h... Un métronome! Elle n’aura pour ainsi dire rien lâché du départ jusqu’à l’arrivée malgré la hausse des températures. Elle m’impressionnera toujours ! Merci Jean François, tu as encore prouvé, si besoin était, tous tes talents d’entraîneur pour la préparation et de coach pour la gestion de course.

Anne Cécile est sur le podium, Jean François est en interview pour avec Bruno POIRIER pour Ouest France et VO2. Ensuite, ce sera une bonne douche, bière fraîche avec Jean François et repas où nous félicitons Mickael et Pascal, échangeons notamment avec Denis GACK, Albert VALLEE, et bien d’autres encore. Nous avons une pensée pour ceux qui sont encore sur le circuit et qui probablement « souffrent » de cette chaleur. Puis un passage par la case massage en attendant la remise des récompenses qui se déroulera en fin d’après-midi. Je m'installe à l'ombre tout près de la ligne d'arrivée et j'applaudis les arrivants qui se succèdent et qui sont allés au bout malgré la difficulté. Les derniers auront "bénéficié" d'une grosse averse et de quelques coups de tonnerre. On est au sud de la Bretagne, il ne faudrait pas l’oublier ! Je félicite un autre Emmanuel devenu centbornard ce jour; "welcome to the club!"

Pour finir ce beau week-end, nous reprendrons la route pour 800km et une arrivée tardive dans la nuit du côté de Montpellier afin de retrouver nos trois enfants et Danièle qui a eu la gentillesse de les garder pendant ces trois jours. MERCI !

Nos temps de passage par tranche de 10km :

10km 50’32
20km 49’42
30km 51’11
40km 50’01
50km 50’07
60km 50’31
70km 51’16
80km 50’59
90km Anne Cécile 50’44   Emmanuel 59’30
100km Anne Cécile 50’41 Emmanuel 50’40

Les podiums :



Mickael JEANNE 7h36’25     lien VO2 run in live       Anne Cécile FONTAINE 8h25’49
Gilles BARBANSON 7h47’25                                    Pascale AUBLANC 9h43’11
Pascal GIRY 7h56’11                                                  Valérie QUERCRON 9h51’55


Les liens Ouest France
 
Reportage sur TV Vendée
TV Vendée - 100km de Vendée

Photos Michel VILLENEUVE, Hubert FONTENEAU et Bruno POIRIER


1 commentaire:

  1. Bravo à vous, vous êtes tout aussi performants que sympatiques (c'est moi qui vous ai abordés à Marguerittes!)
    Sacrée perf qui en appelle bien d'autres!

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