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samedi 18 juillet 2015

Off sur le chemin de Stevenson

Bonjour à tous,


voilà un moment que je n'avais pas écrit un petit article sur le blog. A vrai dire, mon emploi du temps de cette saison sportive 2014-2015 fut plus que chargé dans le domaine du bénévolat en plus de mon emploi et je n'ai guère eu le temps de penser à moi. Aussi, c'est avec grand plaisir que j'ai accepté l'invitation de Pascal LEBEL qui m'a proposé d'effectuer avec d'autres coureurs d'ultra un périple entre Le Puy en Velay et Alès sur six jours en suivant "Le chemin de Stevenson" (écrivain de la fin du 19ème). Ce tracé suit en grande partie le GR70.



Cette traversée en mode "off" ( donc non compétitive) était programmée depuis quelques mois, Pascal ayant réservé les différents lieux d'hébergements depuis janvier. Il s'agissait d'une première en ce qui me concerne car je n'avais jamais couru sur ce type de parcours six jours consécutifs et cela s'apparentait dans mon esprit comme une course à étape sans chrono et sans classement. Juste le plaisir de courir entre potes au milieu d'espaces plus beaux les uns que les autres.
Les étapes étaient réparties sur six jours et la distance entre notre point de départ et notre point d'arrivée était fixée entre 250 et 300km avec un dénivelé cumulé se situant autour de 7500m.
Nous étions six coureurs (Chantal, Pascal L et Pascal P, Arnaud, Sébastien et moi) et Franck assurait le transport des bagages et le ravitaillement sur le parcours suivant les possibilités de croisement entre chemin GR et route.



Je me suis donc rendu en train dès samedi (premier jour des grandes vacances)  jusqu'au Puy où j'ai retrouvé le groupe. Hélas, ce fut une arrivée tardive sur le Puy en ce qui me concerne en raison de problèmes liés à la SNCF. Nuit passé en gîte sur le Puy.

Réveil matinal en ce dimanche matin car les températures annoncées sont élevées et il y a 41 km à parcourir sur le papier pour cette première étape. Nous rejoignons le point de départ de notre périple en marchant situé à environ un kilomètre de notre gîte.


Après une vingtaine de km, nous arrivons au village du Monastier, point de départ initial de la traversée réalisée par Stevenson. Ravis d'être là et en pleine forme, nous n'avons pas été très vigilant à ce moment du parcours et n'avons pas suivi le bon GR puisque plusieurs partaient du Monastier. Bref, ce fut une bonne dizaine de km supplémentaires dans le sens opposé à notre destination du jour.
Heureusement, des gens bien sympathiques nous aideront à nous remettre sur le bon chemin en nous véhiculant dans l'autre sens jusqu'au lieu de notre erreur. Première bière à la terrasse d'un café pour noyer notre relatif "chagrin".
Cette première étape qui devait compter 43 km cumulera un total final de 54km à mon GPS en presque 9h d'efforts, pauses comprises, la chaleur étant bien présente dès la fin de matinée. Cela nous incitera par la suite à être davantage vigilant et les erreurs de parcours jusqu'à Alès furent quasi inexistantes.
Premier gîte au village du Bouchet Saint Nicolas; accueil, chambre et repas très agréables pris au gîte de la Retirade après une petite baignade en fin d'après-midi au lac du Bouchet.










Lendemain, départ de la deuxième étape qui nous conduira au village de Cheylard l'Evêque en passant par Langogne.
















Parcours assez roulant pendant une quinzaine de kilomètres avant d'aborder un relief plus vallonné et très agréable à traverser. Cette étape comptait un peu plus de 45,6km. Une fois le village étape atteint, une fontaine nous attendait et nous avons ainsi pu soulager nos pieds qui appréciaient ces moments dans l'eau fraiche. Accueil au gîte plus que moyen avec un patron qui a refusé de nous servir le petit déjeuner dès 6h30... pour le plus grand bonheur d'un couple venant de Suisse!


C'est donc avec le ventre vide que nous démarrons la troisième étape qui nous mènera jusqu'au village les Alpiers. Je terminerai l'étape seul devant tout comme la veille souhaitant me faire plaisir et appréciant les moments au sein du groupe mais aussi ces moments durant lesquels je cours et me retrouve seul à mon rythme. Nous avions pris la veille la décision de ne pas passer à Notre Dame des Neiges qui a été officiellement rajouté au parcours du chemin de Stevenson au début de l'été, soit une dizaine de kilomètres supplémentaires qui finalement affichera 46,8km au GPS.  Etape une fois encore très agréable voire magnifique et pas trop difficile si ce n'est un passage délicat où mes chaussures ont fini dans la boue. En revanche, je suis tombé sur un vendeur de fruits et légumes ambulant du côté de Mirandol et me suis offert abricots et pêche bien juteuses. Petit passage par la source du Lot.


Arrivée au gîte assez tôt, avant même l'ouverture officielle de celui-ci. Aussi, nous en avons profité pour effectuer notre bain de pied dans une nouvelle fontaine. C'était à chaque fin d'étape un véritable délice que de procéder à ce "rituel".
Un pique nique fut improvisé en cette fin d'étape pour le repas de midi sauf qu'il était environ 15h...Accueil, chambres, salle de repos et repas très agréables dans ce gîte. Surplombant la vallée; nous avons pu observer un renard pendant notre repas du soir pris en terrasse (sans le coupe Suisse). De plus, nous avons pu suivre l'arrivée de l'étape du tour de France dans des canapés dignes de ce nom, après le rituel quotidien de la petite lessive et de la douche, histoire de ne pas trop sentir le chacal...


Quatrième étape longue de 46km initialement permettant de rallier Les Alpiers à Florac en passant notamment par le sommet du Mont Lozère et le Pont de Montvert.

Sans aucun doute la plus belle étape du circuit en ce qui me concerne avec la traversée de paysages magnifiques. Un parcours assez difficile, je dois le signaler mais quelle beauté!


Un peu plus de 51,1km pour cette étape et hélas une belle entorse à la cheville pour Chantal dont le périple en courant cessera avant Florac. Pour ma part, je n'ai plus été ravitaillé par Franck peu après le 15ème km et ai du me contenter de 2 litres de boissons dans le Camelbak pour 4h30 d'efforts. Autant vous dire que sur la fin d'étape je guettais le moindre petit filet d'eau afin de laper comme le font les animaux dans les petits cours d'eau...  Arrivé sur place à Florac peu avant midi j'ai eu le privilège de m'attabler dans une pizzéria locale et mon estomac a particulièrement apprécié en attendant l'arrivée de mes compagnons de route.

Pas de fontaine ce soir là, sauf pour Sébastien qui s'est trempé dans celle située sur une placette.









Plus tard, avant le repas et comme chaque soir, un ou deux bières bien fraîches pour fêter notre fin d'étape. Nous étions hébergés au centre d'Accueil des Cévennes à la sortie de Florac; chambres et couvert corrects mais cela fait plutôt penser à un centre pour colonies ou classes vertes.








Cinquième étape, la plus courte de notre aventure. 31,3km entre Florac et St Germain de Calberte. Ce jour, j'ai partagé l'intégralité de l'étape avec Pascal P qui devait s'en vouloir de ne pas m'avoir suivi la veille pour savourer une pizza à l'arrivée. Bref, étape rapidement bouclée sur une partie empruntant une ancienne voie de chemin de fer puis quelques belles bosses bien pentues.



Pas de fontaine à la fin de l'étape, d'ailleurs, plus nous avançons vers Alès, plus les points d'eau se font rares sur le parcours; il devient important de gérer les réserves en boisson durant les étapes. Le midi après notre arrivée, pique nique sous les arbres d'un parc situé juste sous l'église du village. Gîte situé au dessus d'un bar restaurant à proximité de l'église. Accueil sympathique par un nouveau patron en place depuis seulement une semaine. Le gîte est très vétuste mais ce n'était pas un réel problème sauf pour la douche qui donnait un petit filet d'eau; pas très pratique pour ce rincer. Ce soir, notre groupe a été rejoint par la famille d'Arnaud qui nous suivra jusqu'à Alès.



Vendredi, ultime et dernière étape nous conduisant à Alès en passant par St jean du Gard.
Etape assez difficile et notamment sur les 20 derniers km. Est-ce que c'est parce que nous sentions que c'était la fin de notre aventure ou est-ce que tout simplement c'était un  peu plus difficile?


Toujours est-il que cette étape fut "rude" et l'arrivée sur Alès fut laborieuse; point d'arrivée de notre périple au pied de notre Dame de Rochebelle après 46,1km en ce dernier jour. Heureux d'en terminer sous des températures élevées, nous avons fêté cela devant une bonne mousse avant de rejoindre notre dernier gîte en voiture dans la banlieue proche d'Alès.
Pascal L avait eu le mérite de réserver un immense gîte avec piscine. Nous étions le seul groupe pour une capacité d'accueil de 30 personnes... Autant vous dire qu'on en a bien profité!

Le lendemain Anne Cécile est venue me récupérer ainsi que les deux Pascal, Sébastien et reparti avec sa compagne, Arnaud avec son épouse et ses filles , Franck et Chantal sont repartis de leur côté.
Ce fut une véritable semaine de sport et d'amitié et de plaisirs partagés et nous espérons tous que cela se reproduira dès l'été prochain.

Merci à Pascal de m'avoir associé à ce projet et ainsi m'avoir permis d'y participer; Merci à Franck d'avoir assurer la logistique. Merci à mes compagnons de route pour leur bonne humeur et les quelques ronflements aussi.

lundi 20 avril 2015

Retour sur les Championnats du Monde et d'Europe 2015 de 24 heures

Bonjour à tous,

une semaine est passée depuis notre aventure Turinoise. Je dis "notre" car il s'agit bien de notre équipe de France (athlètes et équipe d'encadrement).
De G à D : Olivier, Martine, Philippe, Titi, Stéphane, Cécile, Emmanuel, Sandrine, Lionel, Pascale, Fred,Sylvie, Ludo, Stéphanie, Damien, Alain, Cyprien, Christian et Jean Marc. (Anne Marie cachée par Sylvie et manque Christine)

Tout d'abord, je tiens à dire combien j'ai été fier et heureux de pouvoir partager ce 5ème championnat du Monde en ce qui me concerne et mon premier à la fois en tant que coach de l'équipe de France.

L'investissement de chacun et chacune à l'entraînement tout au long des mois écoulés aurait bien évidemment pu être davantage récompensé à l'issue de cette compétition Internationale. Hélas, il n'en a rien été pour certains et j'en suis désolé. Nous (le staff) avons, me semble-t-il, tout mis en oeuvre pour permettre à chacun des athlètes d'être dans les meilleures conditions; cela n'aura pas suffit et notamment pour l'équipe des filles bien en deçà de ses capacités. Et pourtant, vous vous êtes battues Mesdames, je n'ai aucun doute là dessus et pour cela vous méritez le respect de tous.



Tout comme se sont battus jusqu'au bout Titi, Lionel et Christian qui ont du interrompre dans la douleur et la tristesse leur compétition avant le coup de pistolet final tiré à l'issue du double tour d'horloge.
Heureusement, notre belle équipe n'est pas rentrée "bredouille" avec une très belle médaille de bronze Européenne par équipe. Ce n'est pas rien! Vous vous êtes "défoncés" pour, dans un premier temps, aller la chercher aux environs de la 18è heure de course, et ensuite, il a fallu la conserver et ne pas se laisser reprendre. Messieurs, "vous avez fait le job" pour paraphraser Philippe. Tout le mérite vous en revient. C'est pour moi une médaille collective! Bravo les gars.

Equipe de France Hommes 3ème des championnats d'Europe 2015 de 24 heures
Pour ce qui est de la course, le circuit était exigeant et notamment cette rampe d'accès à la piste qui a causé bien des dégâts. La chaleur de l'après-midi jusqu'à 30° pendant prêt d'une heure a également eu son incidence sur la suite de votre course. Mais ces conditions n'expliquent pas tout; il nous faudra réfléchir et essayer de comprendre pour celles et ceux qui n'ont pas pu aller au bout de leur compétition. Ce doit être une grosse frustration car je sais l'investissement qui a été le votre, et même si cela n'y changera rien,  je suis sincèrement désolé pour vous.

Dans mon nouveau rôle de coach, j'étais assisté par Jean Marc, officiel de La Loire, et je tenais à le remercier ici pour son investissement sans faille à mes côtés au niveau du ravitaillement pendant la durée totale de l'épreuve (alors qu'il n'avait pour ainsi dire jamais vécu cela). J'avais déjà assisté des athlètes pendant 24 heures, mais pas quatre athlètes à la fois. Cela demande une concentration permanente et une certaine rigueur dans l'organisation. Il faut certes ravitailler chaque tour, mais aussi, encourager, faire face aux défaillances, être vigilant sur les allures, parfois rassurer les familles, rester "au contact" des athlètes qui rencontrent des difficultés, effectuer les changements de tenues, faire face aux imprévus comme une coupure d'électricité totale, etc. Pour quelqu'un comme moi qui suis passé par là, c'est un autre regard, une autre écoute, une autre façon d'aider les athlètes à donner le meilleur d'eux même. J'ai bien évidemment eu moins mal aux jambes après le 24h côté "barrières" mais le dos est en vrac à l'issue de l'épreuve car nous restons debout et piétinons dans notre stand de 3 mètres de large et 6 de profondeur (pour 7 personnes). Hélas, et c'est l'un des regrets pour moi, cantonnés sous notre tente de ravitaillement, nous n'avons pu voir comment se déroulait votre course à l'extérieur du stade...



Il y a eu bien évidemment de belles satisfactions comme celle de voir Sylvie aller au bout de sa course malgré de gros soucis gastriques, comme celle de voir Sandrine boucler son 24h alors qu'elle a été victime d'une insolation dans les premières heures, comme celle de voir Stéphanie terminer deuxième française avec un moral hors norme et l'envie pemanante d'aller au bout de ce 24heures (quelle satisfaction pour l'entraîneur que je suis), comme celle de voir Pascale boucler son 24h malgré une cheville plus que douloureuse et des soucis personnels la semaine précédent la course, celle de voir Anne Marie faire une fois encore ce pour quoi elle était présente (sachant qu'Anne Marie est présente en équipe de France depuis 2008), celle de voir Alain affichée une sérénité totale dans sa gestion de l'effort et ce tout au long de l'épreuve (sauf sur le dernier tour, tu m'as fait peur avec cette histoire de coupelle), celle de voir Ludo faire le boulot alors qu'il ne pouvait pas même courir en novembre dernier, celle de Stéphane  qui pour sa première sélection brandit le drapeau bleu-blanc-rouge en allant chercher une marque IA pour 6 petits mètres, celle de voir Piero l'emporter dans la course "open", etc.

Il y a eu aussi des moments moins heureux liés aux émotions et aux difficultés rencontrées mais je ne vais pas vous les conter et préfère les laisser sous silence. Ne pas remuer le couteau dans la plaie, ça ne sert à rien...

MERCI pour ces quelques jours passés ensemble, merci à Fred, Philippe et Jef de m'avoir accueilli au sein de l'équipe d'encadrement, à Martine, Cyprien, Olivier, Damien et Jean Marc pour leur aide. MERCI aux familles et amis présents qui ont encouragé les athlètes.

Je repète aux athlètes qui liront ces mots que vous pouvez être fiers de ce que vous avez réalisé; savourez ces semaines de récupération en profitant de vos proches, et espérons qu'il y ait une nouvelle aventure commune en 2017.

Emmanuel

PS: une pensée amicale pour Vincent, Fabrice et Nathalie qui, je l'espère, goûteront le plaisir de ces moments partagés au coeur même de l'équipe de France.