dimanche 1 avril 2007

100km de Saint Nazaire les Eymes (2007)

Nouveau record de mon jardin et nouveau podium pour sa reine.

Tout a « RE »commencé il y a un an et demi. Bruno Heubi fait appel à Anne Cécile pour un rôle de meneur d’allure aux 100km de Millau version 2005… vous vous rappelez, celle là même qui a vu la victoire d’un très « grand (Bon)Homme ». J’écris « grand », je devrais plutôt dire « généreux »  pour toutes les raisons que vous trouverez au fil de cette lecture.

Ce jour là, les fesses sur mon vélo , prêt à suivre Anne Cécile sur la deuxième boucle, j’encourage sans le connaître vraiment  Bruno, une première fois vers le passage au Marathon, puis plus tard vers St Rome de Cernon, lorsqu’il rentrait en tête sur Millau alors que nous allions affronter LA difficulté du parcours… Souvenirs, souvenirs, mais Dieu que c’est bon !!

Bref, Bruno gagne, passe le lendemain soir sur Stade 2 ainsi qu’Anne Cécile, et je peux dire qu’à ce moment là, je découvre quelque chose qui me paraissait jusqu’alors impossible. « Courir, c’est que du plaisir, même sur 100km, il faut bien se connaître, bien se gérer » des mots simples qui sortent de la bouche de Bruno, pendant qu’il court entre 14 et 15km/h…

Tout ce préambule pour vous dire à quel point ces mots ont été forts de sens pour moi.

Et bien puisque c’est possible de courir 100km sans souffrir, alors pourquoi pas pour moi ?

Je me remets à l’entraînement, mais pas comme un forcené car je n’en ai ni le temps, ni vraiment l’envie. En revanche je me documente sur le site, je découvre le forum, je commence à regarder le calendrier des courses….

Un mois après, je prends le départ des 100km de St Estève (version 2005) que je décide de faire en compagnie d’Anne Cécile ; nous (Stéphane Halbaut, Anne Cécile et moi) mettrons 9h29 (nouveau record perso pour eux deux) le mien est vieux de 14 ans…Deuxième place pour Anne Cécile au classement féminin….Du plaisir, ce jour là, j’en ai eu, mais pas 100km, seulement 70… après, c’était à l’arrache… mais tout de même, j’étais à nouveau conquis par la distance et aussi et surtout par ces coureurs qui n’ont rien de commun (Je fais entre autre la connaissance de Marcel M, Régis V, Vincent T, Vincent G, Christophe A, Stéphane M, JeanMarc D…). Je fais un CR qui sera mis à l’honneur sur le site de Bruno… Quel honneur vous me faites Monsieur !!! Je ne suis pas peu fier à ce moment là….

Ensuite vient l’hiver et une préparation difficile pour St Nazaire (version 2006) en raison notamment d’une coqueluche décelée bien trop tardivement, mais qui ne m’a pourtant pas empêchée de maintenir mon rythme de 3 entraînements par semaine, parfois 4… Et là, après une première partie de course trop rondement menée sous un froid glacial accompagné de Stéphane Halbaut sur le vélo qui à la fois gérait mon assistance et celle d’Anne Cécile (bravo pour cette perf  Steph car c’en est une), 4h12 au 50è km en compagnie de Vincent G, 5h58 au 70è km, je m’écroule à nouveau et mets plus de 3h10 pour boucler les 30 derniers. Bref, 9h08 à l’arrivée. Pas si mal diraient certains en terme de chrono, mais en terme de gestion, c’est pas génial ; PEUT MIEUX FAIRE…. Anne Cécile arrivera peu de temps après moi et finira deuxième au classement féminin.

Je raconte tout cela dans mon CR St Nazaire 2006 où j’affiche ma déception de n’avoir pas su bien gérer. Vincent G écrira les mots suivants : « On était parti pour faire un Hold Up, on a juste cassé la tirelire… »

Bruno lui m’écrira que ce sera pour une prochaine fois ; « faire les 50 premiers à la ballade » comme il dit. Il est peut être là le secret…

Mais une chose est sure et ce n’est plus un secret, St Nazaire, c’est à faire. Je n’avais jusqu’à ce jour connu un tel climat de convivialité autour d’une course, que ce soit avant, pendant ou après. Merci à Michel QUESTE et à toute son équipe de m’avoir fait connaître cela. Je découvre à cette occasion de nouveaux membres du forum que je qualifierai d’ACTIFS en chair et en os (Dominique D, Noël B, Patrice B, Philippe W….) et je n’ai que du plaisir à partager avec eux.

Je me remets à l’ouvrage un mois plus tard à Belvès (Version 2006), vous vous rappelez, celle là où les gens qui n’ont pas de licence partent derrière les autres…Pour la convivialité, disons sans aucun esprit critique que nous n’avons pas la même conception des choses. J’ai un suiveur en la personne de Stéphane Houbre cette fois, et je suis bien décidé à passer sous le cap des 9h… C’était sans connaître les spécificités du parcours Périgourdin… 9h22 à l’arrivée, et encore une deuxième place chez les Séniors cette fois pour Anne Cécile.

« Mais dis moi mon Amour, c’est pas toi la Poulidor du 100km ???  Trois 100km et trois deuxième place… C’est quand tu veux !? »

Point très positif de Belvès, je revois Jean Marc Bellocq ; si, si, le vrai ; celui là même qui quinze année auparavant a couru Millau en 6h28, même que j’y étais ce jour là…Là aussi, un Grand Monsieur…

Suivront mon premier essai sur 24h en Bretagne à Plouvorn en août 2006 où je deviens circadien (j’aime bien ce mot) ainsi qu’un demi tour du Mon Blanc quelques jours plus tard.

Un mois plus tard, c’est le rendez-vous annuel du pèlerinage du 100 bornes ; Millau (version 2006). Bruno fait de nouveau appel à Anne Cécile pour mener l’allure des 10h avec Steph et Vincent. Pour ma part, je ne me sais pas en état d’améliorer le record de mon jardin à 8h53 sur ce parcours. J’établis un planning qui me ferait terminer l’épreuve en 9h16 version papier. Mon frère aîné (ex-centbornard) accepte de jouer un rôle de suiveur ; je dissèque séquence par séquence le DVD de Millau 2005 et j’y apprends encore bien des choses et notamment en terme de ravitaillement (point particulier que je tenterai de mettre en pratique quelques jours plus tard sur le parcours Millavois et qui s’avèrera plus que positif). Côté course, sous un déluge, ce sera un temps de 9h21 à seulement 5 minutes de la version papier. Mais le plus important à retenir en ce qui me concerne de cette édition côté course, c’est la maîtrise de mon sujet ; j’y suis presque :  « Courir, c’est que du plaisir, même sur 100km » J’ai géré, bien géré, et pour une fois, je n’ai pas subi les derniers km, je les ai couru, tout simplement, sans faillir.

L’important, côté cœur, ce sont les encouragements de tous les autres forumistes présents et notamment ceux de Bruno à mon égard alors qu’il était dans le dur à ce moment de la course où nous nous sommes croisés ; j’entamais la descente sur St Af, il accédait au sommet de Tiergues…Les lignes qui suivent sont pour toi Bruno. « J’aurais aimé te voir gagner comme beaucoup d’autres ce jour là, mais si tu n’as pas gagné côté course, tu as conquis les sommets de notre estime pour ta générosité et ton don de soi  car tu nous as tous encouragé à chaque croisement, nous coureurs lambda des pelotons… »

Autres morceaux choisis de ce rendez-vous annuel, le barbecue à l’initiative de Dominique avec tous les forumistes présents, le DVD qui suivra version Daniel, et la quatrième place d’Anne Cécile…

« Tiens, tu n’es pas sur le podium cette fois !!! » Qu’à cela ne tienne, Anne Cécile gagnera les 24h d’Aulnat quelques semaines plus tard. Course à laquelle j’ai également participé mais à laquelle j’ai également abandonné prématurément. Course qui m’aura permis de renouer le contact avec une personne chère à mon cœur qui m’aura coaché avec beaucoup de passion et course qui en plus de la victoire d’Anne Cécile chez les filles verra la victoire de Stéphane Halbaut chez les garçons. Merci à Steph D de l’avoir si bien organisée pour une première. 

Puis viendra la préparation de ce rendez-vous que je n’aurais pas vraiment souhaité manquer ; les 100km de St Nazaire les Eymes (version 2007).

Ca commence avec la nécessité de perdre les kg superflus des festivités de Noël. Pour cela, rien de tel que d’aligner des bornes… Au fait pas de coqueluche ni même de bronchite cet hiver, ça facilite tout de même la tâche… Janvier, Février…ouf !!! car je commence à saturer de m’astreindre à l’entraînement, même si ce n’est pas le bagne non plus (entre 3 et 5 sorties maxi par semaine). Quoi qu’il en soit, si ça ne passe pas ce coup là sous les 9h, alors c’est que je n’en suis plus capable… et qu’il me faudra y renoncer.

Le test des 6h Off « grandioses » de Chambéry est satisfaisant ; la sortie longue marathon à l’entraînement avec Vincent G l’est tout autant ; les kg superflus ont disparu. Bref, les voyants sont au vert.

Y’a plus qu’à !!! Je le sens bien ! J’ai l’air , mais il me faut encore trouver la chanson.

Y’a plus qu’à….. faire le trajet vers Grenoble avec Vincent.

Y’a plus qu’à retrouver Michel et son équipe, retrouver les copains, les amis autour d’une mousse. (Je sais je n’en ai pas bu le vendredi…)

Y’a plus qu’à retrouver Anne Cécile qui rentre du ski avec nos filles et sa maman.

Retrouver Stéphane et Christian, nos suiveurs dévoués qui arriveront en fin de Pasta.

Y’a plus qu’à rejoindre l’hôtel ; tenter d’y faire une bonne nuit.

Y’a plus qu’à se lever de bonne heure, se doucher, enfiler ses fringues de CàP, ses chaussures, déjeuner un peu.

Y’a plus qu’à garer les voitures à un endroit stratégique du parcours.

Y’a plu qu’à se présenter sur la ligne de départ.

Là je guette Bruno sur qui je compte pour remonter le moral d’Anne Cécile qui n’était pas même sure de prendre le départ pour diverses raisons personnelles que je m’interdirais d’exprimer ici. Je la sais capable d’un potentiel suffisant pour gagner l’épreuve ou en tout cas pour jouer la gagne avec les favorites du jour. Bruno aussi me semble bien motivé pour cela.

Le départ est donné ; j’enclenche le CFM. C’est parti… Y’a plus qu’à !!! Météo satisfaisante, bien moins frais que l’année précédente, je vais rapidement courir en débardeur ADDM.

Passage aux 4km en 19’47 ; c’est plus vite que prévu mais au bénéfice de la descente. Descente pendant laquelle je fais la connaissance de Sébastien qui était aux 6hOFF. On tchatche un peu…

Ensuite, je prends ce rythme de 5’05 à 5’10 au km. Initialement, je voulais faire 5’15 mais pas moyen ; ça ne le fait pas. Toujours au même rythme ; je suis un peu soucieux car le palpitant bat un peu vite en fréquence… Et devant, c’est parti très vite, mais tant pis, ce n’est pas mon allure, alors je reste à ma place.

Premier croisement et  premiers encouragements ; Bruno avec ses garçons, Manu, Yves, Rolland, Pascal, Denis, Vincent, Anne Cécile, Philippe, Momo, Rudy, Jean Louis, Daniel, Gilbert…et bien d’autres encore.

Je retrouve Patricia H sur le bord du parcours à un endroit tout aussi stratégique ; elle semble relever les temps de passage des premiers et organise le ravitaillement. Je termine ensuite mon premier aller-retour après une pause pipi au pied de l’arbre km11 dans la bonne humeur avec mon suiveur ; très facile à ce moment de la course comme tant d’autres coureurs. On se filme, on rigole…

Deuxième tour, tout aussi facile, je conserve le rythme, j’observe les écarts entre les premiers et j’encourage à tout va. Simon et Quentin se joignent à leur père pour me donner du courage également, Pascal nous croise toujours avec le MP3 sur les oreilles et le sourie aux lèvres, tout comme Yves… Vincent est dans son tempo, Denis également, Rudy et Momo sont ensemble…un peu plus loin , c’est Jean Louis et sa charmante suiveuse… 25 bornes sont passées, c’est toujours aussi paisible. Je fais une nouvelle pause pipi au pied de l’arbre du km 11 (il aura encore droit à trois arrosages de ma part ce jour là) j’espère qu’il n’en crèvera pas !

Troisième tour ; vers le milieu du parcours aller, je vois Rolland qui marche ; mes encouragements à repartir et une petite tape amicale sur l’épaule n’y feront rien. Il bouclera se tour et jettera l’éponge. Km34, nous faisons un pointage avec mon suiveur ; nous sommes en 36ème position… Km37, je croise le regard d’Anne Cécile, elle a pris la tête de la course depuis quelques km et pourtant, des larmes lui montent aux yeux, et de la voir comme cela, d’autres larmes ne tardent pas à submerger les miens. Malgré cela, mon rythme reste identique, égal à lui même. Vincent me chambre sur mon allure qui ne correspond pas aux prévisions. Pointage fait après 3h de course, je n’ai que l’équivalent de 700m d’avance… A chaque retour, je mets 30 secondes de plus qu’à l’aller, normal, c’est la pause pipi du km 11.

Quatrième tour ; passage au marathon et je ne sais pourquoi, mais l’officiel est là et m’annonce très officiellement mon temps : 3h35 et quelques brouettes. La morphologie de la course est en constant changement en tête de course. Bruno est en troisième position à ce moment là, Albert le marque à la culotte ; devant, le hollandais semble marquer au niveau du visage… mais cela ne veut rien dire. Je me régale de les observer, et j’aspire à voir Bruno prendre la tête d’ici peu, mais l’écart reste relativement conséquent. Je l’encourage pour le motiver davantage si besoin était, mais il est suffisamment « pro » pour savoir ce qu’il a à faire. Peu de temps avant le passage sous le pont, je retrouve mes filles et belle maman  ainsi que mes parents sur le bord du tracé. Mon père a les yeux rougis par l’émotion de me voir là ; c’est tout de même un peu grâce à lui si j’en suis là, car  c’est lui qui m’avait autorisé en 1985 alors que je n’avais pas encore dix-huit ans à prendre le départ de Millau pour mes débuts en CàP ( je ne me rappelle pas qui avait gagné cette année là, mais je me rappelle qu’arrivé après plus de 13h d’efforts à St Afrique, je ne pouvais plus mettre un pied devant l’autre…. J’vous dis pas au lycée le surlendemain, je me suis fait chambrer par mes copains !!!) Souvenirs, souvenirs, mais revenons à St Nazaire 2006.

Peu après le pont, je prends des nouvelles de Bruno auprès de Patricia ; elle me dit qu’il va bien. Et c’est tant mieux !!! Pour ma part, je franchis la mi course en 4h15 et encore quelques secondes. Voilà, c’est fait ; à présent, je peux entamer un décompte…

Cinquième tour ; je demande à Stéphane de me filer le MP3 ; ça m’aidera un peu pour ne pas me lasser. Je sais qu’à la fin du demi tour, il ne restera qu’un marathon à courir. Je constate que c’est l’hécatombe devant ; difficile de faire un pointage au classement, mais grosso modo, je sais que mon allure, si j’arrive à la maintenir, me permettra de bien y figurer.

Albert a passé Bruno dans ce tour je crois, mais je ne peux l’affirmer. Diégo, l’Italien est toujours devant et a accru son avance. Bruno et ses garçons continuent à m’encourager et réciproquement ; j’imagine Denis facile pour faire moins de 9h ; Pascal, toujours seul remonte lui aussi au classement, il gère d’une main de maître… Rudy m’impressionne par sa régularité. Vincent est toujours dans le coup ! Sa table de 5 est sue…. Anne Cécile toujours en tête me dit qu’elle arrête à l’issue de ce tour. Comment est-ce possible ? Christian , son suiveur la motivera tout comme vous autres qui la connaissez ; je reste persuadé que c’est aussi grâce à vous si elle est allée au bout finalement.

PS : j’ai cesser de pisser au pied de mon arbre km11…

Sixième tour ; fait marquant : je vois Maïlys, une de mes jumelles, en larmes parcequ’elle a perdu sa première étoile dans l’herbe…Elle est décomposée ! Je lui dis quelques mots pour la réconforter, mais qu’elle était malheureuse ! Finalement, le trophée du ski sera retrouvé à proximité de la voiture et pour la petite histoire, perdu à nouveau dans la cour de l’école dès lundi et retrouver à nouveau le lendemain… Les enfants, que du bonheur !!!

On approche de la fin, l’Italien me prend un tour peu de temps avant le demi tour justement. Je l’envie ; il n’a plus que 18 bornes à parcourir, il m’en reste 30… Le tempo est toujours régulier mais la fatigue se fait sentir ; je continue à boire tous les 2km comme depuis le matin 7h. Lorsque je passe devant Patricia, mon visage est moins rayonnant. Pourtant, je sens à ce moment là que ça va le faire car je ne m’écroule pas comme l’année précédente à ce même stade de la course et ce sentiment de vaincre cette barrière psychologique me met du baume au cœur pour la suite. Je touche deux mots à Stéphane de ce sentiment ; il continue à m’aider par ses mots mais aussi à faire en sorte que je n’oublie pas le ravito.

Anne Cécile quant à elle est sur le point de se faire reprendre par Emilienne R, qui selon moi, a parfaitement gérer sa course et n’a montré le bout de son nez que sur la fin. Chantal H deuxième à ce moment là reste à quelques encablures d’Anne Cécile. Je crois me souvenir que Denis perd pied également à ce moment de la course mais les 9h restent envisageables.

Septième tour : Albert est sur-motivé pour reprendre l’Italien ; quelqu’un lui indique qu’il lui reprend 20 secondes au kilo…et ce qui était pressenti par Bruno notamment arrive. A moins de 8km de l’arrivée, Albert dépose le transalpin sur place !!! Que ce doit être dur pour l’un et exaltant pour l’autre… Bruno est décroché, mais sa troisième place est assurée. Nous nous tapons dans la main car pour lui s’en est fini une fois la ligne franchie. Pour ma part, je me trouve à moins de 18 km de l’arrivée ; ce n’est pas encore gagné, mais c’est tout comme.

Ce qui me frustre à ce moment là, c’est de ne pas avoir la liberté de tout lâcher… Non, il faut continuer à gérer car une défaillance est si vite arrivée. Hélas pour lui, c’est Vincent qui en fait les frais ; crampes !!! j’hurle à mon suiveur de lui filer de la St Yorre et l’incite à bien refaire le plein avant de repartir… dur dur Vincent, je compatis ! En fait j’apprendrai après course qu’il n’y avait pas que les crampes, madame Hypo était là aussi… Au fait, tu n’as pas été le seul à « tomber » ; je reprends Diégo, l’Italien, qui alterne marche et course à moins de trois km de l’arrivée… Cinq de plus et Bruno terminait second !

Huitième et dernier tour :  je vois que je peux faire non loin de 8h32 à l’entame de ce dernier tour si je ne faiblis que très légèrement. Mais je refuse de m’emballer, il reste encore 12 km puis 11, 10, 9, 8, 7, 6, le demi tour et on rentre. Je profite de ces derniers km, « je les savoure » car après, il n’y en a plus. Je tape dans la main de certains au risque de me faire une entorse (n’est-ce pas Rudy ! J’ai surpris ta suiveuse…), j’encourage tous ceux que je croise car pour moi la délivrance approche. On décide avec mon suiveur de n’enclencher la seconde (tout le monde sait qu’en course ADDM, on roule en première) qu’après le passage du km 9 sur la boucle, soit 3 km de l’arrivée… Je finis au taquet ! dernier 6 en moins de 30 minutes. J’ai, et c’est une première pour moi, la joie de passer la ligne avec mes filles mains dans les mains. Ce bonheur là, ça n’a pas de prix !!! Michel vient me féliciter instantanément. Je suis aux anges, non pas pour le chrono final, mais pour cette gestion de course maîtrisée.

4h15 + 4h15 = 8h30 et quelques brouettes de secondes. Merci Bruno, car ce résultat là, c’est à toi que je le dois. Certes ce sont mes jambes qui ont couru, mais sans ton expérience et ton partage de la connaissance du 100km, je ne l’aurai probablement jamais fait.

Merci à mon suiveur Stéphane sans qui pour moi ce résultat final est irréalisable.

Merci à mes parents qui à la fois très émus, étaient particulièrement fiers de leur fils.

Merci à Mamylène pour nous avoir permis de faire cette course en assurant la garde de nos filles  sur le parcours.

Merci à vous tous qui m’avez encouragé pendant toute l’épreuve ; mention spéciale à Simon et Quentin.

Merci à Anne Cécile et à son suiveur qui finiront troisième en 9h47. Pour quelqu’un qui ne voulait pas même prendre le départ… je reste une nouvelle fois admiratif et très fier de toi.

Pour le reste, la fin de la journée plus précisément, vous savez comment c’était car si vous avez eu le courage de me lire jusque là, c’est que fort probablement, vous y étiez aussi.

Bref , la soirée, c’était comme « courir un 100km, c’est que du plaisir ».

A+ Emmanuel




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